L'histoire de RaphaelRichard.net

Suite à la publication d'un article dénonçant les agissements d'un site de jeu d'argent maquillé en site d'enchère, j'ai subi une attaque de type "ereputation" dans laquelle un faux profil Facebook a été créé en mon nom, des abonnements auprès de SFR ont été souscrits, des annonces passées sur des sites gays et un faux site, raphaelrichard.net a été créé.

[NDLR: suite à une négociation qui m'a permis de récupérer le contrôle du nom de domaine raphaelrichard.net, je me suis engagé à ne plus citer les noms des principaux protagonistes de cette affaire]

Fin mai 2010, j'ai publié, sur En ligne.fr, un dossier relatif à une des plus belles arnaques de l'année. Vous cliquez sur un lien sponsorisé qui promet un ipad à -70% sur un site d'enchère, vous ouvrez un compte, surencherissez et ne comprenez pas pourquoi l'enchère est prolongée et pourquoi votre compte a été débité alors que vous n'avez pas remporté l'enchère. Des milliers de personnes se font ainsi délester de 10 à 2000 euros tous les mois, faisant la fortune d'une poignée de "black webmarketers". Le web s'est tellement plaint de ces agissements que la société gérant le site a été obligée de multiplier les faux sites pour noyer les véritables avis de consommateurs. L'alerte que j'ai lancée sur enligne.fr s'est positionnée sur [nom du site supprimé suite à négociation] et sur Avis + [nom du site supprimé suite à négociation], contre carant ainsi leurs efforts pour faire disparaître les avis négatifs sur leur site de la première page de résultat de Google.

Un répresentant de cette société qui est une société fantôme en France, m'a téléphoné fin mai 2010, d'abord pour m'amadouer en faisant miroiter l'espoir qu'il confie à mon agence un budget de référencement. Voyant que nous ne souhaitions surtout pas travailler à la promotion d'un site aux telles pratiques, il a ensuite menacé de confier le dossier à leurs avocats, ce que je savais être impossible dans la mesure où cette société n'a officiellement aucun responsable en France, afin d'éviter toute poursuite judiciaire. Après enquête, ce représentant dirige [nom de société supprimé], société créée en novembre 2009, puis rebaptisée [nom de société supprimé] AG et enfin [nom de société supprimé] SA, domiciliée en Suisse, enregistrée au registre du commerce Suisse, par un français dénommé [nom du gérant supprimé]. La société française [nom de société supprimé] semble être la coquille pour assurer la promotion de toutes les sites de [nom de société supprimé] et de [nom de société écran n°1 supprimé] et [nom de société écran n°2 supprimé]. Les noms de domaines de toute cette sphère, d'abord enregistrés au nom de gérant, ont tous été transférés en juillet 2010 à T.L, représentant d'une société hollandaise qui enregistre de façon totalement anonyme des noms de domaines au nom de ses clients. Tout est fait pour empécher les victimes d'identifier les responsables, qui ne peuvent plus être reliés directement aux sites [nom du site supprimé].

Le problème est que l'article que j'ai publié sur En Ligne, avait été repris et linké sur plusieurs sites et apparaîssait en 5eme position lors d'une recherche sur le nom du site en question. Ses fondateurs ont donc décidé de se venger, par dépit de ne pouvoir me contraindre à me taire, ni à noyer les pages du dossier que j'avais publié. Ils ont alors créé une semaine plus tard, un faux site sur Raphaelrichard.net (archive de la version qui étaient en ligne à l'époque), hébergé anonymement aux Etats Unis, visant à me décribiliser. Bien entendu, le site était officiellement la propriété d'un prestataire américain intouchable par la justice française.

Dans ce contexte (site enregistré de façon anonyme, auprès d'un hébergeur américain qui refuse d'appliquer les décisions de la justice française), les solutions classiques d'ereputation (noyage de la première page de Google en diffusant différents contenus un peu partout sur le web, action en justice auprès de tribunaux français impuissants à faire appliquer leurs décisions) s'avèrent soit trop couteuse en temps, soit inopérante (décision de justice inapplicable). Don, seule une procédure UDRP de récupération du nom de domaine raphaelrichard.net (d'un coût de $1500 si j'instruisais le dossier sans juriste) m'aurait permis de récupérer le nom de domaine, mais la semaine suivante, le squatter aurait redéposé un nouveau nom de domaine sous une autre extension (raphaelrichard.info, par exemple), ce qui m'aurait contraint à relancer une nouvelle procédures UDRP et nous serions entrés dans un jeu sans fin.

J'ai donc opté pour une autre approche: la négociation. J'ai déposé un nom de domaine au nom du gérant de l'entreprise en lui proposant de procéder à un échange. Au bout d'un an de négociation, nous sommes parvenus à un accord dans lequel le gérant a obtenu la propriété du nom de domaine que j'avais déposé et la dépublication de tous les articles que j'ai publiés sur lui, ses sites et ses sociétés en échange de la restitution de raphaelrichard.net que j'ai transformé en site de partage de mes travaux de recherche sur le marketing digital.

Intuitions

Gamification

Le jeu video risque d'envahir durablement le monde du marketing et de l'éducation.

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